Transparence salariale
La transparence salariale est la pratique par laquelle une organisation divulgue tout ou partie de ses informations de rémunération, que ce soit sous forme de fourchettes salariales dans les offres d’emploi, de grilles de progression partagées avec les employés, ou de rapports sur les écarts de rémunération.
Elle se distingue de l’équité salariale, qui est une obligation légale visant à corriger les inégalités de rémunération entre emplois à prédominance féminine et masculine. La transparence salariale est complémentaire : elle rend l’équité visible et vérifiable.
Cadre légal au Québec
Au Québec, la Loi sur l’équité salariale (administrée par la CNESST) oblige les employeurs de 10 employés et plus à maintenir l’équité salariale entre catégories d’emplois comparables. Cette loi ne mandate pas l’affichage des fourchettes salariales dans les offres d’emploi.
Ailleurs au Canada, la Colombie-Britannique et l’Île-du-Prince-Édouard, entre autres provinces, exigent désormais l’affichage des fourchettes salariales dans les offres d’emploi. La tendance législative est donc à la hausse.
Avantages pour l’employeur
- Augmentation du nombre et de la qualité des candidatures
- Réduction des délais et des abandons en cours de processus de recrutement
- Renforcement de la confiance et de l’engagement des équipes
- Réduction du risque d’iniquité salariale et de litiges
- Meilleure gestion de la masse salariale
Niveaux de transparence
La transparence salariale n’est pas binaire. Elle s’applique sur un spectre :
- Minimale : fourchettes salariales dans les offres d’emploi uniquement
- Intermédiaire : critères de progression et bandes de rémunération partagés avec les employés
- Complète : divulgation des salaires individuels en interne (rare, mais pratiquée dans certaines organisations)